On a death-boat

(c) claudine

.

i’m a tunisian woman,
a migrant
this is my only travel
to the sicily, along a sea
that i call mediterranean channel.

“tís d’oiden ei tò zen men ésti
catthanein… who understands if
life is death or death is life?”

true words on this death-boat
this night,
comme les navigateurs
de l’antiquité,
and i feel lonely
here, in front of black waves
they leave me to my fate.
unha boca sen respiro,
ollos sen visións inside the darkness,
but esperando una oportunida.

si je ferme les yeux, enfin je peux voir
la réalité qui m’est occultée…
seulement les yeux du cœur peuvent distinguer
la multitude de ces subtils enchantements qui
passent près de nous comme des gouttes d’eau.

je peux seulement sourir, avec doucer et dignité,
à la mort qui s’approche. dans ma vie,
c’est ça le seul sens, le plus grand qui reste,
maintenant que, tout sens s’évanouit à jamais
dans le brouillard.
“who understands if
life is death or death is life?”

.

http://www.swans.com/library/art17/gmonte115.html

Translation of the last five verses of Guido (“je peux … brouillard”) by Francesca Saieva

Leave a comment